Menu
Tom Boonen aura-t-il un successeur outre-Quiévrain ?

Spoiler : non. Parce que personne n’arrive à la malléole du plus grand Belge de tous les temps après Tintin, dont la retraite a laissé un vide plus immense que l’oeuvre d’Hergé.
 

Il y a bien ça et là dans le sillage de Tommeke, quelques flahutes qui ont poussé entre les pavés flamands avec de belles promesses. Liste non-exhaustive, pêle-mêle : 
- Greg Van Avermaet, net vainqueur de Paris-Roubaix 2017 mais le fait qu'il ait connu une trop longue période de "looser magnifique" l'éloigne un peu des étoiles à 32 ans. 
- Tiesj Benoot, même si son prénom est plus ridicule qu’une émeute pour du Nutella en promotion.
- Jelle Wallays, bien qu’à 28 ans son seul fait d’arme notoire reste d’avoir privé Voeckler d’un Paris-Tours et d’une avenue à son nom en Vendée. 
- Jasper Stuyven, vainqueur de Paris-Roubaix Junior et 4ème l’année dernière chez les grands. En espérant que le « J »  de son prénom ne devienne pas un « C » et n’en fasse le fantôme de ses belles promesses.
- Edward Theuns, qui ira claquer des tops 5 sur les plus belles Flandriennes jusqu’en 2030 si le coeur lui en dit. 
- Nikolas Maes, qui à 31 ans devrait prendre son envol une bonne fois pour toutes tel un Vansummeren à sa grande époque #yolo.  
- Yves Lampaert, dont le seul défaut est d’avoir un prénom breton qui tient en une seule syllabe.
- Oliver Naesen, car être garde du corps de Romain Bardet ne suffit plus : comme l’exhorte Tina Arena il doit « aller plus haut ».
- Sep Vanmarcke, mais il s’agirait de grandir vite car à 29 ans et malgré son prénom, il n’est plus là pour cueillir des champignons.
- Wout Van Aert, petit prince du cyclo-cross mondial qui ne demande qu’à devenir grand sur la route malgré son combat de coq avec un Mathieu Van der Poel qui lui colle aux miches comme un ténia dont on peinerait à se débarasser.

En Belgique, la liste est longue et comme dans un discours de Laurent Wauquiez : les promesses ne manquent pas. Logique pour un pays qui n’a que le cyclisme et le hockey sur gazon pour briller au sommet du sport mondial. Mais rien ne saura jamais égaler Tom car en évoquant son nom, on égrène un palmarès garni de quatre Paris-Roubaix et de trois Tours des Flandres pour un seul homme, ce qu’une équipe entière ne saurait gagner en trois décennies ou en une vie. Tom Boonen, c’est un Fred Guesdon puissance quatre sur le Vélodrome de Roubaix et trois victoires du Ronde de plus que toute l’équipe FDJ réunie depuis sa création en 1997. Même Roger de Vlaeminck n’a pas fait mieux à une époque où les exploits en noir et blanc étaient pourtant légion. Fabian Cancellara quant à lui, a bien essayé de faire aussi bien, mais le Suisse n’avait pas le charme flahute de Tom et sa mécanique horlogère était (trop ?) bien huilée pour être l’égal du natif de Mol. 

Qu’on se le dise, même si inévitablement un jeune loup belge parviendra à gagner « une fois » un monument Flandrien : il n’y aura plus jamais de nouveau Boonen, de même que Tom lui-même a refusé d’être considéré comme le « nouveau Museew » en 2004 après sa victoire à Gand-Wevelgem. « Je ne serai pas le nouveau Museeuw car il n’a jamais gagné Gand-Wevelgem » avait alors glissé Tornado Tom, déjà sûr de son fait du haut de ses 23 ans.

Unique. Irremplaçable. Le premier et le dernier Tom Boonen. Le seul.

Tu as aimé cet article ? Alors n'hésite pas à le partager, ça nous ferait autant plaisir qu'une attaque de Pierre Rolland !

Rédigé par La Musette le Friday January 26, 2018

Plus d'articles