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Qui va gagner la Vuelta ?

Jugée moins « prestigieuse » que ses cousins le Giro et le Tour, la Vuelta en tire paradoxalement un bénéfice tombé du ciel cette année : une multitude de leaders va s’y aligner la fleur au fusil en n’ayant rien à perdre puisque les grosses échéances seront derrière eux. Ajoutons à cela des mecs motivés comme des cadets qui n’ont pas couru le Tour ou raté leur Giro (ou les deux et vice-versa) et cela nous donne un plateau tout bonnement exceptionnel ! Voici nos favoris d’une course plus ouverte que les portes du frigo de Carlos Betancur.

ROMAIN BARDET (AG2R) : Le français a terminé son Tour plus cramé qu’un charbon à chicha, en ayant pourtant eu la carrure pour le gagner pendant deux semaines et six jours. Terminer deux fois d’affilée sur le podium de la Grande Boucle est gage de confiance, on pourrait donc logiquement le citer parmi les favoris de ce Tour d’Espagne. Toutefois, il a annoncé s’aligner uniquement pour se faire un kiff et tenter de gagner des étapes qui lui correspondent, sans viser le général (les 55 kilomètres de contre-la-montre prévus y sont peut-être pour quelque chose).
Chances de victoire : 3/10


Quand tu fais un bras de fer mais que t'as pas de bras.

FABIO ARU (Astana) : En plein pic de forme début juillet, puis carbonisé comme un croque-monsieur raté en troisième semaine du Tour, l’italien semble un peu juste pour s’offrir le grand Tour qui l’a révélé en 2015, année où il a triomphé des autoroutes et des paysages cramés caractéristiques de la Vuelta. À moins de faire un tour de montagnes russes avec sa forme et de retrouver un pic et du jus, on doute qu’il puisse s’y imposer.
Chances de victoire : 5/10


Crever la bouche ouverte : illustration

VINCENZO NIBALI (Bahrain-Merida) : Le requin de Messine est dans le dernier tiers de sa carrière mais il a encore du mordant. Vainqueur de la Vuelta en 2010 et troisième du Giro cette année en étant clairement dans le coup, le sicilien n’a pas couru le Tour. Donc de la fraîcheur, il en a ! Et ça tombe bien puisque les requins aiment nager dans les eaux froides.
Chances de victoire : 7/10


Ça va, il a l'air affûté Vincenzo.

TEJAY VAN GARDEREN (BMC) : Sur les grands Tours, l’éternel futur-ex nouveau Lance Armstrong du pauvre est comme la France à l’Eurovision : toujours cité mais jamais gagnant. Passez votre chemin, le TVG n’ira pas plus vite qu’un TER un jour de grève des contrôleurs SNCF.
Chances de victoire : 1/10


Image rare d'un TER arrivant à l'heure en gare de Quimper.

RAFAL MAJKA (Bora) : Le polonais n’aura pas à materner Peter Sagan et à bouffer du vent dans la plaine pour lui ouvrir la voie. Cette année, toute l’équipe Bora lui est dévouée pour la Vuelta, y compris Emmanuel Buchmann, dont on sait qu’il est pas dégueu en montagne. De plus, l’ancien meilleur grimpeur du Tour n’a pas fait long feu sur la Grande Boucle 2017, il va donc s’aligner avec un esprit revanchard. Rafal se transformera-t-il en avion de chasse ?
Chances de victoire : 5/10


Mode Rafal / Off

ANDREW TALANSKY (Cannondale-Drapac) : C’est un poil plus solide que son compatriote Van Garderen mais à part un Dauphiné remporté en 2014 et une 5ème place sur la Vuelta l’année dernière, ça tarde à confirmer. Avant d’exploser ?
Chances de victoire : 3/10


Pour ceux qui se demandent à quoi ressemble Andrew Talansky
sans son abominable casque POC.

IGOR ANTON (Dimension Data) : Nous le citons pour l’amour du lol (le mec a quand même été un lieutenant d’Iban Mayo, ça vaut ce que ça vaut…). Et puis, si Cobo et Horner l’ont fait, pourquoi pas lui ?
Chances de victoire : 1/10


Il fut un temps où il porta même le maillot rouge de leader !

ILNUR ZAKARIN (Katusha-Alpecin) : Le sosie de Sammy dans Scooby-Doo a déjà été vainqueur d’étape et très bien placé sur le Tour et le Giro, et il est également champion de Russie du contre-la-montre. Voilà de bons arguments pour faire un remake de Denis Menchov et ainsi faire s’envoler la consommation de vodka dans la mère-patrie. 
Chances de victoire : 6/10


Y'a un truc, non ?

STEVEN KRUJK… KRUISKJ… KRUISK… Bref, le hollandais aux épaules carrées, là : Le coureur de la Lotto NL va essayer de confirmer son beau Giro 2016 avec à ses côtés le surprenant Bennett, qui a brillé sur le Tour. Ce qui est sûr, c'est qu'on n’a pas fini de faire des copier-coller de son nom jusqu’au 10 septembre, car le bougre sort d’un Giro frustrant et il semble avoir les épaules (lol) pour assumer le poids de la course.
Chances de victoire : 5/10


On l'appelle "le cintre"

LE PETIT ESTEBAN et ses amis les FRÈRES YATES : Orica semble solidement armée pour s’amuser au pays où les « j » se transforment en « r ». Si le Petit Esteban a été plus fade que l’expression faciale de Vasil Kiriyenka pendant le Tour, on espère un retour en forme du colombien qui sera accompagné des jumeaux Yates (dont on ne sait plus trop lequel est meilleur que l’autre et qui a fait quoi). Mais dans le tas, ça donne deux maillots blancs sur le Tour, un Tour de Lombardie et une victoire à la Clasica San Sebastian. Pas dégueu.
Chances de victoire : 7/10


Quand tu fais ta photo de classe de 6ème

LOUIS MEINTJES (UAE) : Le petit prodige sud-africain ne pourra certainement pas faire mieux que suivre les roues et faire rouler son équipe en deuxième semaine pour protéger sa 9ème place. 
Chances de victoire : 2/10


Quand tu réfléchis à comment tu vas protéger ta 9ème place.

BOB JUNGELS (Quickstep) : Bobby semble encore un peu tendre mais la Vuelta réserve toujours des surprises. On parle quand même d’un grand Tour qui a vu gagner un mec qui avait l’âge d’être le père du luxembourgeois, alors ne nous refusons rien : Bobby peut le faire ! Attention également à son équipier, le surprenant David De la Cruz (7ème l’année dernière)…
Chances de victoire : 5/10 


Bobby la mèche dans un fauteuil ?

ALBERTO CONTADOR (Trek-Segafredo) : Certainement cramé par son Tour, l’espagnol va se lancer dans le dernier défi de sa carrière. Mais à l’âge de la retraite, viser le général semble compromis pour celui qui n’est plus que l’ombre du pistolero qui à l’époque, tirait plus vite que celle-ci. 
Chances de victoire : 3/10


C'est dans combien de semaines la retraite Alberto ?

WARREN BARGUIL (Sunweb) : Le breton va certainement rester dans le registre offensif et sans calcul de son formidable Tour de France, plutôt que d’essayer de suivre pour une place au général. Et c’est tout ce qu’on aime ! Déjà vainqueur de deux étapes de la Vuelta en 2013, il sait où il va et on a hâte de voir ça.
Chances de victoire : 2/10


Quand y'a une galette-saucisse qui t'attend à l'arrivée.

KRISFROUME (Sky) : Le kényan blanc a terminé trois fois deuxième de la Vuelta, derrière Cobo (lol), Contador et Nérokintana (lol lol lol) l’année dernière. On imagine que s’il se pointe au départ, ce n’est pas pour faire sécher des salchichón. Attention à Wout Poels néanmoins, car on a compris que chez Sky, la vieille tradition de l’équipier qui veut se faire plus beau que le leader n’est pas morte.
Chances de victoire : 8/10


Salchichón ou bras de Krisfroume ? Vous avez 4 heures.

CARLOS BETANCUR (Movistar) : Bananito a perdu l’équivalent du poids d’une cinquantaine de Big Mac depuis la reprise de la saison. Dans la foulée d’un top 20 sur le Tour acquis à la pédale dans un pays où les tentations gastronomiques ne sont pourtant pas négligeables, il revient en force et en forme pour écrire la Légende. Le monde te regarde Carlos, ne le déçoit pas et prend le taureau par les cornes. Amen.
Chances de victoire (rêvée) : 11/10
Chances de victoire (réelle) : 0/10 


Qué ?

Rédigé par La Musette le Wednesday August 16, 2017

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