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Interview des jambes de Warren Barguil

Elles sont les grandes héroïnes de ce Tour de France et oeuvrent chaque jour pour pousser Warren Barguil vers les sommets. Les jambes du breton ont accepté de nous rencontrer lors de cette journée de repos, dans le hall de l’Hôtel Ibis’Style du Puy-en-Velay.

DLM : Bonjour mesdames, comment allez-vous ?

Les jambes : Super ! C’est relâche aujourd’hui, du coup on a fait un petit tour histoire de garder du tonus musculaire. Mais Warren n’a pas pu s’empêcher d’accélérer sur un pont d’autoroute à proximité de Ruynes-en-Margeride, il voulait le KOM !

DLM : Décrivez-nous votre travail.

Les jambes : Nous sommes le moteur de Wawa, qui nous fait tourner pour que nous écrasions les pédales le plus violemment possible. Après, il n’y’a pas de mystère : plus nous tournons vite, plus le vélo avance. Le prix à payer pour cela est une grande souffrance, et avec Warren on se fait mal. Mais nous avons appris à aimer ça après avoir regardé 50 shades of Grey. Bien que ce soient des films à la con pour quadragénaire mal-baisée, ça a créé un déclic : souffrir pouvait devenir une sensation agréable. Et ça marche ! 

DLM : Comment se passe ce Tour de France pour vous ?

Les jambes : Comme sur des roulettes : on a tourné trois fois pour la gagne, on a chopé la varicelle dans les cols et on a levé les bras une fois devant Contador et Quintana ! Que demander de mieux ? On revient de loin…

DLM : Justement, expliquez-nous ce qui s’est passé pendant cette période de moins bien.

Les jambes : Warren a subi des blessures et un gros accident de la circulation. On ne tournait plus rond, il fallait prendre le temps de relancer la machine, retrouver les automatismes et prendre du plaisir. Il fallait juste que ça revienne, comme lors de la Vuelta 2013 ou sur le Tour 2015. On nous a un peu enterrées mais nous ne sommes pas n’importe qui !

DLM : Comment se passe votre relation avec Warren ? 

Les jambes : Il n’a pas que des accès de violence à notre égard, rassurez-vous ! Il nous traite très bien et nous nourrit au kouign-amann et à la galette-saucisse. Nous avons une vie très saine dès qu’il descend du vélo : il nous pouponne, nous rase, nous masse… Bref, pas de quoi casser trois pattes à un canard.

DLM : Que peut-on vous souhaiter pour la suite de ce Tour de France ?

Les jambes : De battre Uran à Serre-Chevalier, à la photo-finish si possible (rires) ! Non, sérieusement, on va essayer d’aller chercher les derniers points du meilleur grimpeur. De toute façon, souffrir on aime ça ! La douleur nous fait grimper aux rideaux… Nous aussi on mériterait notre maillot à pois !

Rédigé par La Musette le Monday July 17, 2017

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