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Carnet de Bord(ure) : histoire d’une préparation
Découvrez comment nous fabriquons notre tenue

Nous sommes ravis de découvrir les premières photos de Carnet de bord(ure) dans vos mains ! D’autant plus que nous sortons d’un week-end de préparation de vos commandes plus chaotique et acharné qu’une montée au seuil de Pierre Latour. On vous explique tout ça.

Vendredi 10 décembre, 6h du matin : nous quittons la ville pour rejoindre le garage d’Eddy où les palettes de bouquins fraîchement sortis de l’imprimerie doivent être livrées. La neige nous accompagne sur l’autoroute et nous slalomons entre les camions qui sont forcés de s’arrêter tel Cipo dans le premier col du Tour. C’est alors que nous apprenons que notre transporteur est resté à quai et qu’il doit repousser la livraison au lundi 13 décembre. En d’autres termes : ça nous obligeait à préparer le week-end d'après et Eddy risquait d'être hors-délais.

Nous refusons cette fatalité et Eddy appelle un vieux copain de peloton pour qu’il lui prête sa fourgonnette. Puisque le transporteur ne veut pas nous apporter vos livres, nous irons les chercher nous-même à l’entrepôt ! Plusieurs négociations et aller-retours neigeux plus tard, vos Carnet de Bord(ure) arrivent enfin chez nous, conduits par vos serviteurs et déchargés un par un à la main, par cartons de trente exemplaires. Autant vous dire qu’en une demi-heure, nous avions fait l’équivalent d’une inter-saison de PPG. Il était déjà 16h et nous avions perdu beaucoup de temps…

Tout était enfin en place : les livres acheminés, les bons de commande et étiquettes de livraison imprimés. Comme promis, Eddy commença à dédicacer ses premiers exemplaires, puis son acolyte prenait la suite en les mettant dans les enveloppes et en collant les étiquettes… La machine était lancée, mais le rythme de préparation des commandes était insuffisant pour entrer dans les délais avec tout ce temps perdu.


C'est le monticule, Thierry.

Très tardivement et quelque peu désespérés, nous décidions d’aller nous coucher bien après minuit et de mobiliser plusieurs renforts pour venir nous aider le lendemain : pères, mères, soeurs, amis, chien… Toute main tendue était bonne à prendre.

Samedi 11 décembre, 7h du matin : après une nuit de 5 heures de sommeil et un demi-litre de café englouti, nous nous y remettons avec le soutien de notre généreux peloton familial, réquisitionné pour pallier l’urgence de la situation. Le rythme avance sérieusement, chacun prenant son relais à mesure qu’Eddy vidait ses cartouches d’encre pour vos dédicaces, victime d’un probable début de tendinite au bras et bataillant contre le temps, comme dans un dernier pont d’autoroute. La pile de commandes préparées grossissait enfin comme un cycliste un coupure hivernale ! Après une journée sur la plaque, à minuit nous avions préparé la moitié des commandes.


Les stylos vidés de leur encre par Eddy. No fake.

Dimanche 12 décembre, 7h du matin : on prend les même, et on recommence ! Il fait environ 2 degrés dans le garage d’Eddy et un copain nous dépanne d’un chauffage au fioul qui manque de cramer la moitié des commandes. Drame évité de justesse. Le petit peloton se remet en route : checking du bon de commande, distribution du livre à Eddy, dédicace, mise en enveloppe, collage d’étiquette… et on recommence ! Jusqu’à la fringale : en début d’après-midi, les étiquettes des colis ne se génèrent plus en ligne, un vilain bug rendant la tâche impossible ou presque. Un immense retard est de nouveau pris mais nous refusons de finir hors-délais si proches du sommet.

À 3h du matin, enfin, les commandes étaient toutes préparées.


Y'a même plus de place pour ranger le vélo.

Lundi 13 décembre, 7h du matin : après une nuit de sommeil plus courte qu’il ne faut pour faire 100 bornes, nous mettons les près de 2 tonnes de livres en carton, puis sur palettes (encore une fois, une belle séance de PPG). À 9 heures, nous chargeons tout dans deux camions assez costauds pour charrier tout ce petit monde vers les hub, où les commandes doivent être déposées avant midi (afin que celles-ci partent directement et se retrouvent chez vous avant Noël).

À 11h30, tout était livré à quelques secondes de la fin des délais. Il était enfin temps de passer un coup de balais dans le garage et de se lancer dans la plus belle sieste de nos vies.

On n’a même pas eu la force de s’ouvrir une bonne bouteille de bière.

Mardi 14 décembre : nous recevons des photos de Carnet de Bord(ure) arrivé chez vous, dans vos mains et sous vos sapins. Et c’est d’ores et déjà la plus belle victoire de notre saison 2022, alors qu’elle n’a même pas encore commencé pour Eddy.

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Encore un fois : un immense merci à nos familles et amis pour l’aide plus que bienvenue, dans le froid et à des heures beaucoup trop tardives ! Le cyclisme est plus que jamais un sport d’équipe.

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Rédigé par La Musette le Tuesday December 14, 2021

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