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5 solutions pour battre Kittel

Sur les dix premières étapes, le boulimique sprinteur allemand en a presque avalé la moitié, goulument et sans mâcher. C’est trop facile pour lui, et un peu trop prévisible pour nous. Quelle stratégie doivent donc adopter les autres équipes pour cesser de se faire humilier comme le Brésil face à l’Allemagne lors de la Coupe du Monde 2014 ? Voici nos 5 pistes de réflexion.

1. Laisser la charge de la poursuite à l’équipe Quickstep

On ne voit que ça comme solution réellement exploitable. Pourquoi la Lotto-Soudal vient-elle aider les bleus à bouffer les échappés alors que l’on sait qu’à la pédale, Dédé le Gorille est incapable de battre Marcel du Team Lidl ? Foutez-moi Thomas De Gendt et Tiesj Benoot dans les fuyards et dites à l’équipe de Léfévère d’assumer seule la poursuite ! La tache sera plus ardue qu’elle n’y parait. Les autres équipes de sprinteurs devraient d’ailleurs faire de même, et envoyer des mecs en éclaireurs… Ça ferait une échappée bien garnie ? Et alors ? C’est l’objet-même de notre seconde proposition.

2. Être plus nombreux dans les échappées 

Il n’y a jamais plus de cinq mecs qui partent en opération commando lors des étapes de plaine. En principe des coureurs d’équipes n’ayant pas de sprinteur. Autant vous dire que comme Karim Benzema, ils sont condamnés avant même d’avoir essayé de se défendre. Et si les échappées étaient plus garnies, avec cinq ou dix gaziers de plus à l’avant ? Ça rajouterait des forces aux fuyards, ça foutrait aussi un sacré bordel mais surtout : ça rendrait la poursuite plus compliquée à assumer pour une seule équipe, et la Quickstep sentirait la pression plus que le pilier de bar du pub d’en bas de chez moi. 

3. Si les techniques 1 et 2 fonctionnent…

Quickstep en aura plein les bottes et enverra un mec à l’avant. Et là, ça serait un vaste merdier ! Le peloton serait déboussolé, ça flinguerait dans tous les sens et l’ensemble serait plus désorganisé que le plan de ton mémoire de fin d’études. On découvrirait une véritable course de cadets, un semblant d’amateurisme et de sauve-qui-peut, et surtout de quoi relever la saveur d’une étape de plaine plus aseptisée qu’un fromage anglais !

4. Partir au kilomètre

Les autres équipes auraient tout à gagner à ressusciter l’esprit de Viatcheslav Ekimov et à tenter de poser un gros sac au kilomètre (ou dans les dix derniers kilomètres, entendons-nous là dessus). Sur un malentendu ça peut marcher, mais surtout ça peut désorganiser une équipe émoussée qui a roulé toute la journée. Même si ça semble d’emblée voué à l’échec, rien que tenter serait beau. Juste tenter, est-ce trop demander ? 

5. Faire un contre-la-montre par équipe

Kilomètre zéro : Christian Prudhomme baisse le drapeau et… attaque des neuf coureurs de Cofidis ! Le bras de fer avec Quickstep est engagé, à neuf contre neuf. Ça finit par rentrer au prix d’un effort incroyable de la part de l’équipe belge, et… contre des neuf coureurs de la FDJ ! Ah oui ? Ils ne sont plus que cinq ? Caramba, encore raté… Fausse bonne idée : victoire de Marcel du Team Lidl.

Solutions bonus : une attaque de Pierre Rolland pour affoler la cyclosphère, un petit coup de vent de traviole bien senti (quitte à installer des ventilos le long des routes), faire revenir Sagan au nom du SWAG, soudoyer son mécano pour qu’il fasse toucher le patin de frein sur la roue arrière de Marcel (sur la roue avant aussi, tant qu’à faire), lui indiquer une arrivée à Dunkerque plutôt qu’à Pau, inviter un hologramme de Mario Cipollini à faire la course… 

Et vous, vous avez d’autres solutions ? 

Rédigé par La Musette le Wednesday July 12, 2017

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