Menu
5 endroits où Froome peut perdre le Tour

Krisfroume est plus que jamais proche d’un quatrième sacre sur la Grande Boucle (soit quatre de plus que Lance Armstrong, Christophe Édaleine, Nicolas Jalabert et Joseba Beloki réunis). Mais quelques derniers obstacles vont encore se dresser sur sa route. Voici cinq endroits potentiels où le kenyan blanc serait susceptible de laisser filer son saint Graal. 

1. Le Col du Galibier

Avec ses 2642 mètres d’altitude plus hauts que la tige de selle de Magnus Backstedt, le Col du Galibier sera le sommet de ce Tour. Quand on passe au-dessus de la barrière des deux kilomètres en l'air, tout de suite ça devient une autre paire de manches pour le peloton : c’est ici que se révèlent les meilleures VO2 Max et qu’explosent les plus fatigués des organismes, au contact d’un oxygène plus absent que Nérokintana sur ce Tour de France (sachant que le peloton aura escaladé le Col de la Croix de Fer juste avant, à plus de 2000 mètres d’altitude également). Avec un scénario plus imprévu qu’un happening dans Touche Pas à mon Poste, tout sera possible ce mercredi : défaillance de Krisfroume, coup de chaud derrière la nuque, grosse fatigue du Team Sky, attaque de Pierre Rolland… rien n’est à exclure dans les pentes du Galibier !

2. La descente vers Serre-Chevalier

On imagine volontiers qu’après la rude ascension du sommet du Tour, les plus frais tenteront quelque chose dans la longue descente vers Serre-Chevalier pour pousser le maillot jaune à la faute. Moins bon descendeur que Jan Ullrich à l’Oktober Fest, Krisfroume apparait vulnérable cette année dans l’exercice périlleux du posé de couilles sur le tube horizontal de son Pinarello. Comme en témoigne sa sortie de route en direction de Peyragudes. Et on sait que Romain Bardet et Fabio Aru ne sont pas avares de sensations fortes… Il n’y a pas que le Chevalier qu’il faudra serrer, mais aussi les fesses !


Jawhol !

3. L’Izoard

Selon Romain Bardet himself, c’est ici que se jouera le Tour de France. Le Col d’Izoard et ses pentes plus raides et surchauffées qu’un étudiant français en Erasmus à Rio de Janeiro sera probablement le juge de paix de cette Grande Boucle. Les dernières forces de montagnards seront à jeter ici, sans réfléchir, sans calculer. Le décor somptueux du col Haut-Alpin et sa légendaire Casse Déserte semblent propices à tout sauf à une course escamotée. Tout peut s’y passer, même une attaque de Nérokintana ou une dernière mutinerie de Mikel Landa.  


Même Gandalf n'y foutrait pas les pieds, il préfère le Mordor.

4. Le contre-la-montre de Marseille

Oh bonne mère ! Imaginez Krisfroume subir un ennui mécanique ou une défaillance dans cet exercice chronométré où chaque seconde compte… Un scénario "Rasmussenien" (voir son dernier contre-la-montre sur le Tour de France 2005) est possible avec un effet domino en cascade de mésaventures. Chris est peu épargné par son matériel depuis le départ de Düsseldorf et nous savons qu'à part pour Chris Waddle, le Stade Vélodrome n’a jamais vraiment réussi aux anglais. Attention !


VDM pour Rasmu ce jour là.

5. Les Champs Élysées (ou partout ailleurs)

La CLAVICULE® est un bien précieux et fragile, que l’on peut perdre dans chaque fossé sur la route du Tour. Une petite pluie sur les pavés de Paris et/ou la nervosité d’un peloton qui se presse pour être en vacances peuvent être fatals. Il en va de même sur les routes bouillantes et teigneuses de la Drôme et du Vaucluse, où le bitume agressif est capable de devenir aussi dangereux qu’une plaque de goudron fondu pour Joseba Beloki. Pour Krisfroume, il s’agira de rester concentré et de ne pas se laisser distraire par quelques spectatrices en bikini. 

Et vous, à part une foudroyante attaque de Pierre Rolland qui fasse exploser le Team Sky, vous voyez d'autres lieus ou faits de course capables de faire chavirer la course ? 

Rédigé par La Musette le Monday July 17, 2017

Plus d'articles